vendredi 17 juin 2016

Effectuer une étude de l’état des lieux pour un plancher chauffant en rénovation

Avant d’entamer l’installation d’un plancher chauffant, il est obligatoire de faire une étude complète de l’état des lieux. C’est même la première étape de la réalisation du plancher chauffant. En rénovation, l’étude est plus importante et plus sérieuse.
L’étude de l’état des lieux se résume par une étude thermique du logement à équiper en plancher chauffant. Cette étape est complétée par une détermination de l’épaisseur du plancher par des calculs. Une fois les résultats sont obtenus, on peut enfin procéder au choix du mode de fonctionnement du plancher chauffant. Électrique  ou hydraulique, on doit être sûr que ce sera la bonne.

 

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Comment réaliser l’étude de l’état des lieux ?

Pour un résultat garanti, il est impératif que l’étude soit encadrée par des professionnels. Les compétences des experts constituent un ingrédient secret pour la réalisation du sol chauffant. En réalité, c’est une sorte d’examen à faire sur le logement en question. Cette activité explore :
–        le type du logement : s’agit-il d’une maison individuelle ou d’un immeuble ? Quel âge a-t-il ? Est-il bien isolé ou non : quel serait son degré d’isolation ?
–        où doit-on faire exactement le travail : au rez-de-chaussée ou aux étages ?
–        les caractéristiques du sol porteur. Est-il équipé d’isolation ? La dalle isolante pour le plancher chauffant est faite de quoi ? Béton armé, hourdi ou en chape sur entrevous ?
–        le sol de support est-il en contact avec vide sanitaire, en terre plein, local chauffé, etc.
Après cette petite enquête et observation, on peut déterminer la résistance thermique R de l’isolant à installer. L’unité de mesure est évidemment le m²/.K/W. L’isolant est à placé sous le câble chauffant ou sous le réseau de tubes. Lisolation sert à minimiser au maximum les éventuelles déperditions de chaleur par le bas.

Exécuter un bilan thermique :

Un bilan thermique est en quelque sorte la base de l’installation du plancher chauffant. Il existe une piste pour pouvoir définir ce bilan thermique. Il s’agit de l’âge de la construction. Autrement dit, les réglementations thermiques qui étaient en vigueur depuis 1974 constituent un indice très important sur le niveau d’isolation du logement.

Entre autres, le bilan thermique sert aussi à procéder à un dimensionnement précis du plancher chauffant. En conclusion du bilan, on doit avoir une information sur l’isolation de la pièce à chauffer. Il est possible qu’on doive parer l’isolation et la ventilation si elles sont médiocres.

. Calcul des déperditions de base :

Selon les règles les plus récentes Th-U, il existe deux types de déperditions :
–         La déperdition par transmission des parois ou DBP : les éléments qui influent ce type de déperdition sont notamment les murs et les menuiseries, le local adjacent, la toiture-terrasse, les parois liées aux espaces non chauffés, le vide sanitaire et le terre-plein.

–          La déperdition par renouvellement d’air ou DBR considère les ouvrants, les parois opaques du logement, la surface habitable de la maison. Elle est définie par la perméabilité à l’air de la pièce.

Pour le calcul des déperditions de base, on prend en compte la nature de la ventilation qu’elle soit mécanique ou naturelle. Si la pièce possède une double exposition, on affecte un coefficient de majoration aux débits d’air. On effectue le calcul suivant la façade la plus exposée au vent.

. Les outils de calcul :

Non seulement l’isolant du plancher chauffant, mais également tous les autres éléments constitutifs du sol chauffant sont obligatoirement régis par des règlements thermiques spécifiques. Le CPT 3606 contient la référence pour le plancher chauffant rayonnant électrique. Quant au plancher à eau, le DTU 65.12 mentionne les règles à suivre.

Il en est de même pour les travaux de réhabilitation et les constructions neuves. Pour ces deux cas, on doit appliquer respectivement à la lettre les prescriptions données dans les références RT 2005 et RT 2012.

À  part ces règles en vigueur, on utilise également différents logiciels de calculs avec des méthodes de saisie qui simplifient l’exécution du bilan thermique.

La détermination de la hauteur de réservation :

La hauteur de réservation signifie l’épaisseur du plancher chauffant. Le système englobe l’isolation, l’élément chauffant, la chape d’enrobage ou le recouvrement et le revêtement du sol. La hauteur des portes, l’emplacement des prises électriques, la pose de l’escalier, etc. sont déterminés à partir de ce paramètre réservation.

Selon la structure de l’installation et de la construction, parfois, on intègre toutes les canalisations sous le plancher chauffant. Qu’elles sont électriques ou sanitaires, on les noie dans un ravoirage. Cela dit, les canalisations font partie du calcul de la réservation prédéfinie dans les plans de construction. C’est pourquoi dans les constructions neuves, l’intégration ne pose aucun problème. Par contre en réhabilitation, l’insuffisance ou l’absence de la hauteur de réservation constitue un petit obstacle.

Pour remédier à ce problème, les fabricants de plancher chauffant ont eu l’idée de concevoir des systèmes de chauffage au sol qui sont amincis, même extrêmement amincis. Ces systèmes permettent de bénéficier quelques dizaines de millimètres.

Une autre information sur la prévision de la réservation, sa valeur change suivant l’épaisseur d’enrobage inscrite dans le Document Technique Unifié 65.14. Sans oublier aussi l’incompressibilité des isolants et la pose du revêtement de sol.

Évaluer la résistance thermique :

Pour une parfaite isolation, les réglementations thermiques définissent des valeurs minimales de la résistance thermique. Les caractéristiques du sol supporteur notamment la dalle béton influencent beaucoup l’évaluation de la résistance thermique. En réalité, la valeur minimale est de l’ordre de 0,75 m².K/M. Cette valeur correspond à l’isolation sur local chauffé. La valeur de réservation minimale à prévoir dans ce cas est égale à 94 mm. La valeur maximale peut être supérieure ou égale à 2,10 m².K/M pour une réservation de 135 mm si le sol porteur est sur vide sanitaire ou dans la cave non chauffé.

Mener une étude sur l’état des lieux ne constitue pas une mince affaire. Elle requiert beaucoup de compétences, de savoir-faire et d’expériences. Un simple bricoleur ne peut pas compléter la tâche. Mais, on peut par contre avoir gratuitement un devis de la réalisation du plancher chauffant.

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